14/10/2012

Le tiroir attachant

J'attache de la valeur à l'herbe assoiffée, à la pivoine qui pique du nez, à la feuille roussie qui craque sous les doigts.


J'attache de la valeur à la fourmi souvent stressée, aux frelons qui fanfaronnent, aux bavardages braillards des corneilles le soir.


J'attache de la valeur à la pluie qui soudain sautille puis, court affolée sur le toit.


J'attache de la valeur à l'amertume du café froid, à l'éclat d'un iris et aux sourires francs entre les mots.


J'attache de la valeur à l'écorchure béante d'un chat perdu au seuil de mon mas.


J'attache de la valeur à la sérénité de la première flambée dans ma cheminée.


J'attache de la valeur à quelques proverbes chinois... Mais ne me les demandez pas ! Je ne les retiens pas !

12:21 Écrit par Elisabeth Mercatoris | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

J'aime ton "écriture" Elisabeth ,c'est à la fois simple ,aérien ,raffiné avec des mots puissants qui la rendent terriblement vivante .

Écrit par : Bernadette | 15/10/2012

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